• Ho'oponopono et point de guérison - 26 avril 2014

    A plusieurs reprises et depuis plusieurs années, on m’a parlé de la méthode Ho’oponopono issue de la tradition ancestrale hawaïenne. Le propos était que c’était une méthode géniale, que ça marchait super bien pour résoudre des situations inconfortables, des conflits… Oui, j’en étais convaincu mais il me manquait quelque chose pour la faire mienne. Cette semaine, cette pratique est revenue sur ma route.

    D’abord, c’est une personne qui me parle d’une problématique physique qu’elle a résolu en allant voir un somatopathe et une autre personne qui fait du magnétisme. Cette problématique fait écho en moi, j’ai la même et ça fait des années que j’essaie d’y apporter une solution sans succès. Ça m’intéresse donc ! J’interroge sur cette seconde personne. Il s’agit de Catherine Theil, installée à Theix (56) qui fait du magnétisme, pratique le Ho’oponopono et bien d’autres choses me dit-on…  Je pressens que cette personne peut m’amener bien au-delà de la problématique dont il est question.

    C’est souvent comme ça, la vie prend des chemins parfois étonnants pour  nous emmener là où on n’aurait jamais pensé aller !

    Je commence donc une recherche sur internet sur Catherine Theil (mon mental a besoin de savoir !). Là, je découvre qu’elle est l’auteure de « Le ho'oponopono : la sagesse hawaïenne » publié en janvier de cette année par les Editions De Borée.

    Je me mets donc en recherche sur le Ho’oponopono et prends rdv !

    Quand on m’en avait parlé par le passé, on m’avait dit de réciter la prière « désolé, pardon, merci, je t’aime » et qu’il n’y avait pas de questions à se poser. Sauf que pour moi, ça, ça ne suffit pas ! J’ai besoin que les choses prennent sens et pour pouvoir faire les choses en conscience de savoir pourquoi je les fais ainsi ! Il ne suffit pas à mon sens de dire des paroles pour obtenir des effets, une intention, un sens, une émotion… sont nécessaires.

    Et faire l’expérience couronne l’intégration.

    J’avais pourtant déjà fais des recherches mais ça ne m’avait pas parlé comme aujourd’hui…

    Voilà, ce que j’en retiens :

    Ho’oponopono est un terme hawaïen qui veut dire rectifier, corriger, rendre droit, faire ce qui est correct, juste. C’est l’idée que tout ce qui n’est pas harmonieux peut être transmuté et retrouver son alignement avec le divin. Rien que de prononcer ce mot en conscience est une démarche de guérison.

    « L’erreur » à rectifier provient des mémoires, expériences qui nous ont coupées de notre divinité et nous font vivre dans la dualité.

    Le Ho’oponopono dont on parle aujourd’hui est dit « Ho’oponopono Auto-Identité ». C’est  la Kahuna (titre ancestral hawaïen qui, dans ce cas, s’apparente à la notion de prêtresse, guérisseuse) Morrnah Nalamaku Simeona qui en est à l’origine. Le Dr. Ihaleakala Hew Len (ce fameux psychologue qui, depuis son bureau, sans avoir vu aucune des personnes « internées », a guéri tout un service de criminels malades mentaux dans l’hôpital d’état de Hawaii) qui a été enseigné par elle, ajoutant « sa patte » a contribué à sa diffusion et à son accessibilité.

    Il s’origine du Ho’oponopono Huna, technique de réconciliation au sein des groupes, en l’occurrence des tribus, dans laquelle la résolution du problème requiert la participation de tous.

    Avec le « nouveau » Ho’oponopono,  chacun s’adresse directement à  la Divinité, l’énergie universelle, à qui il est demandé de rectifier, nettoyer, purifier l’origine du problème. L’énergie en cause est libérée et transformée en lumière. Ce n’est pas la personne, le lieu ou la chose qui est purifié mais l’énergie qui y est associée. Les mémoires universelles sont ainsi purifiées.

    Dans cette approche est mise en avant la notion de « 100% responsabilité » c’est-à-dire que tout ce qui fait partie de notre vie, tout ce que nous côtoyons, voyons, fait partie de notre univers… est notre création, nous en sommes donc responsables.

    C’est ainsi que nous sommes responsable de tout ce qui « dysfonctionne » autour de nous et qu’en guérissant la partie en nous qui l’a créé, nous guérissons ce qu’il y a autour de nous.

    Tout ce que nous n’aimons pas existe comme une projection de nous-mêmes. C’est donc en soi qu’il y a quelque chose à guérir. Dans la démarche, on va s’excuser auprès de soi-même et c’est à soi-même que l’on va envoyer de l’amour. C’est bien en effet, l’amour pour soi-même qui guérit.

    Dans cette approche, le thérapeute est conscient que les personnes qui viennent à lui, lui permettent de regarder en lui-même et de se guérir également.

    En d’autres termes, c’est la loi du miroir, tout ce qui est autour de nous, tout ce que l’on voit et ressent en interaction avec notre environnement nous parle de nous, et pas de quelque chose qui ne nous appartient pas. Le thérapeute est donc responsable du problème pour lequel il est sollicité.

    Dans son expression la plus simple, la formule utilisée afin de rétablir l’harmonie est :

    « Désolé, pardon, merci, je t’aime»

    Sa simplicité permet de l’utiliser comme un mantra. Dès que l’on est dans une situation de conflit, dès que l’on a un ressenti inconfortable qu’il soit physique ou émotionnel, dès que l’on a une pensée « négative »,  que cela concerne une personne, un lieu, une chose, un évènement, on peut réciter ces quelques mots. L’ordre des mots ne paraît pas essentiel. Ils se récitent jusqu’à ce qu’un apaisement se fait sentir.

    Selon Nathalie Bodin dans « La méthode Ho’oponopono, Questions & Réponses Sur la méthode de guérison Hawaïenne » édité par Nathalie Bodin :

    « « Désolé » permet de prendre conscience du problème. Il y a reconnaissance du conflit et une prise de recul sur l’événement.

    « Pardon » c’est d’abord se pardonner d’avoir réagi aussi intensément face à ce problème, puis se pardonner d’avoir mis en place cette situation à cause d’une mémoire « limitante ».

    « Merci » à l’Univers, à votre âme, d’avoir utilisé cet événement pour vous révéler une mémoire négative.

    « Je t’aime » à vous-même. Vous vous envoyez une vibration d’Amour afin de nettoyer la mémoire qui est à l’origine de ces émotions négatives et du conflit. » 

    Je n’ai pas encore lu le livre de Catherine Theil pour pouvoir vous en livrer sa version mais l’interprétation que j’en fais suite à l’échange avec elle et le passage par mes propres filtres c’est :

    Désolé, on s’adresse à l’énergie en reconnaissant qu’on s’est séparé du divin.

    Pardonde s’être séparé de l’unité et d’être rentré dans la dualité.

    Pardon à soi-même de s’être fait vivre cette séparation et les souffrances qui en découlent.

    Le pardon est en effet un acte que l’on fait pour soi-même, même si cela a des répercussions plus larges. C’est remettre (par don) à Dieu, au divin,… pour qu’il s’en occupe et se libérer soi, s’alléger de cela. La résolution, ce qu’il y a à en faire ensuite, ne nous appartient plus.

    Merci parce que si je me libère de ce qui me sépare, j’ouvre l’accès à ce que « je veux », à ce qui est juste pour moi, car ce qui est juste pour moi est là disponible, il n’y a que moi qui peut en empêcher la manifestation. Merci donc que cela soit.

    Une façon « mnémotechnique » de dire les choses seraient « Ce que je veux me veut » (Catherine Theil)

    Je t’aime à soi-même et à travers soi au divin, parce que l’amour guérit tout.

    Avant de réciter la formule, on peut dire :

    « Divinité nettoie en moi ce qui contribue à ce problème. »

    Mais bon, l’important ne sont pas les mots, le Ho’oponopono, c’est un mode de vie. C’est une posture intérieure du quotidien, une conscience de chaque instant que nous ne sommes pas séparés, ni les uns des autres, ni des autres règnes, ni des objets. Tout ce qui fait partie de notre vie est notre création. Donc, si l’on a créé d’une façon qui génère des inconforts, on peut recréer, cette fois en conscience et avec amour, de l’harmonie.

    Dans une situation problématique donc, peu importe les mots, à chacun de trouver sa formule pour s’adresse à l’énergie de vie, à la source, Dieu,… (comme ça vous parle) et de lui demander de réaligner sur la vibration de l’amour l’énergie en cause, de transmuter la mémoire, la croyance, la valeur, source de basses vibrations.

    L’idée est de reconnaître qu’il y a une énergie basse, que l’on en est le créateur, qu’on en demande pardon (c’est-à-dire qu’on en fait don au divin), d’avoir de la gratitude pour avoir l’occasion de le faire mais aussi de remercier parce si on le demande, cela est fait. Enfin, se mettre dans la vibration de l’amour qui guérit tout et qui est la vibration de l’harmonie. C’est donc un processus qui se passe entre soi et Soi (des parts de soi de niveaux de fréquence différents, on s’adresse à la divinité en soi) pour soi. Et c’est à partir de soi-même que l’on change ce qu’il y a autour. 

    Gandhi disait « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».

    Après, il n’y a plus qu’à se dégager de toute attente de résultat, la divinité sait mieux que nous. Le seul objectif est de retrouver une harmonie intérieure, le chemin pour y arriver ne nous appartient pas.

    Ça peut être un changement de la situation ou une modification de notre vision des choses.

    Dans les 2 cas, on vit mieux la situation et c’est l’objectif.

     « Cette méthode crée une sorte d’ouverture d’esprit. Un nettoyage des émotions négatives et, ensuite, les solutions apparaissent claires et évidentes. » (Nathalie Bodin, idid.)

    Le Dr Luc Bodin dit que le Ho’oponopono est une méthode qui se base sur l’amour exprimé pour transformer les mémoires du subconscient qui font obstacle à la vie.

    Dire « Ho’oponopono », c’est comme dire « amour » ou « je t’aime » sauf que c’est plus facile pour nous parce que ce terme n’est pas connoté, ni porteur de mémoire comme les 2 autres nous dit Catherine Theil. D’ailleurs, si l’un de ces mots nous pose problème, elle suggère de faire Ho’oponopono dessus.

    Et l’histoire ne s’arrête pas là ! La rencontre avec  Catherine Theil fût inattendue. Pas de magnétisme, pas de Ho’oponopono comme je viens de vous l’exposer avec récitation des formules,… Nous avons fait des « points de guérison* ». Une méthode de guérison et de libération très simple qui permet un réencodage des émotions et des évènements de notre vie. Un peu comme l’EFT mais plus simple. Une main sur le front, l’autre derrière la tête, il s’agit de prononcer une formule personnelle créée dans l’instant en fonction de la problématique en question. Tout cela relié au Ho’oponopono.

    Ce dernier enrichi par la méthode des « points de guérison ». En général, il est transmis qu’il suffit de dire la formule « désolé, pardon, merci, je t’aime », j’ai toutefois lu une interview du Dr. Ihaleakala Hew Len, qui dit que face à une situation d’inconfort, il demande (au divin) ce qui en lui a pu créer cela et comment il peut le rectifier en lui. Avec les points de guérison, on cible la demande.

     Le remaniement énergétique est perceptible et j’ai eu une réelle sensation d’élévation vibratoire. Cette expérience m’a permis d’avoir des prises de conscience, d’être mise face à des choses que j’ai à dépasser ainsi que des prises de décision immédiates.

    Cela est déjà beaucoup mais il y a une "cerise sur le gâteau" : maintenant que j’en ai fait l’expérience, je peux  la transmette à mon tour et en faire bénéficier les personnes qui viennent me consulter !

    « Je prends soin de moi, je prends la responsabilité de moi-même, je fais attention à moi et je m’aime » Dr Hew Len

    Et cela est au bénéfice de tous.

    Au plaisir donc de partager cela avec vous,

    Valérie

     

    *CF Jean-Jacques BIDUT " Comment trouver le point de guérison" aux éditions Le temps présent

     

    Si vous souhaitez reproduire ce texte, même partiellement, merci d'en citer sa source: valerielamour.eklablog.com et son auteur