• Mon « Voyage au cœur du Féminin Sacré » - juin 2014

    Avec Dominique-Claire Germain - http://www.dominique-claire-germain.com/

    et les 10 autres belles âmes qui ont fait partie de l'aventure

    Le 7 juin, Domi-Claire nous donne rendez-vous au « Couvent Royal » à St Maximin la Ste Baume. Cet ancien couvent accolé à la Basilique, reconverti en hôtel, sera notre lieu d’hébergement à partir duquel nous allons "rayonner" cette semaine.                        

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    J’avoue que j’appréhendais un peu de me retrouver dans ces murs à la mémoire religieuse. 

    Si j’ai un peu souffert du manque d’horizon de ce lieu replié sur lui-même, j’ai apprécié son côté cocon hors du tumulte extérieur. Il a les avantages de ses inconvénients... Il invite à la douceur, au retour à soi. En son sein, protégé par les grands murs tout autour de son paisible et spacieux  cloître, on peut s’abandonner. Il sera notre grotte protectrice tout au long de notre périple, gardienne de nos échanges, révélations, et de notre cheminement intérieur. 

    Dimanche 8 juin, jour de la Pentecôte,  nous commençons notre voyage à la Ste Baume où se trouve la grotte de Marie-Madeleine. Quel meilleur jour que celui-là pour prendre contact avec les qualités féminines, ce jour de la descente de l’esprit Saint, qui n’est autre que le Féminin Sacré !

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    Nous montons en silence par le chemin des pèlerins. Les cercles de pierres qui bordent le chemin m’apparaissent comme des cercles d’initiation, de préparation à recevoir ce qu’il y a "là-haut"… Je vois en ces pierres de vieux sages de petite taille, barbus, à la chevelure blanche. D'eux, émane une belle lumière blanche.

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    Nous passons des portes, rencontrons des gardiens…

    Arrivée à la grotte, la porte est close, il y a un office... Beaucoup de monde attend la réouverture sur le parvis dans un joyeux brouhaha. Sort alors un moine furieux qui demande autoritairement le silence.

    Où donc est le masculin sacré ?...

    Ouverture des portes : nous pénétrons dans la grotte. Même si il y a une certaine énergie, je ressens ici comme dans la plupart des lieux de cultes depuis un certain temps, que ce n’est plus là que ça se passe, mais au grand jour, dans la nature… 

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    Direction le St Pilon :  petite ascension pour accéder au sommet.

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    Nous passons du règne végétal au minéral, et là-haut, je perçois l’imbrication entre ces 2 règnes, le végétal sortant du minéral, ne faisant presque qu’un avec celui-ci. Ici, au plus près du ciel, ça me parle d’unité, d’évolution, du minéral au végétal, à l’humain, pour se rapprocher de plus en plus du ciel, du tout est en un et du un est en tout. Le végétal sort du minéral comme une émanation de celui-ci, comme si l’un et l’autre ne faisaient qu’un dans un mouvement d’allègement, se rapprochant du ciel. A l’image de ces pissenlits géants (pour une bretonne !), les pieds sur terre, la tête dans les étoiles, prête à s’offrir au vent.

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    Nous sommes en contact avec ce végétal, allié d’évolution, utilisé par Marie-Madeleine dans ses remèdes. C’est touchant d’imaginer que celle-ci a posé ses pieds des siècles plutôt, glanant les trésors de la nature, là-même où nous nous trouvons.

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    Lundi 9 juin, c’est la Basilique Sainte Marie-Madeleine à St Maximin la Ste Baume qui nous a d’abord accueillis.

    Basilique est un titre honorifique donné sur décision papale.

    Ce terme vient du grec, repris en latin : basilica, signifiant « roi ». Il s'agit donc d'une importance particulière qui est donnée à l’église pourvu de ce titre et surtout, à qui elle est dédiée, nous laissant penser à un être de lignée royale.

    Une indication de la lignée royale de Marie-Madeleine ? Au sens de la lignée de ceux qui sont dans leur souveraineté intérieure. Peut-être, mais comme on ne voudrait quand même pas donner trop de splendeur à une femme, et encore moins à celle-ci (On le fait pour Marie mais on lui a renié sa vie de femme), c’est dans la crypte de ce sombre édifice qu’on l’a mise…

    Nous contactons le féminin caché…

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    Ce qui par contraste, apparaît avec encore plus de force avec Notre-Dame de la Garde « La Bonne Mère » à Marseille. Dédiée à la Vierge, c’est pourtant une belle jeune femme couronnée, cheveux détachés (signe distinctif de Marie-Madeleine) qui se tient debout sur le toit de l’édifice. 

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    Ce curieux ensemble architectural pour cette basilique assise sur un ancien fort militaire (masculin qui s’offre à l’émergence du féminin) permet d’entrer dans la crypte par un pont levis. Nous y sommes accueillis par un christ décharné dont la particularité est d'arborer des côtes en forme de coquille St Jacques !?...

    Rien n’invite à s'attarder ici...

    De là, des escaliers conduisent à la nef au-dessus. Quel contraste ! Quelle émotion face à la splendeur de ce que l’on aperçoit déjà depuis l’escalier.  Quelle merveille ! Le cœur est touché. 

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    Que de symboles et d’enseignements dans ce lieu où « l’initié… » peut lire l’enseignement du chemin de l’amour, et y retrouver des références aux atlantes.

    (Paradis terrestre, arche de Noé, symbole des bateaux  guidés par les dauphins par lesquels les atlantes sont arrivés sur la terre, échelle de Jacob (enseignement divin), pyramide d'Egypte, chandelier à 7 branches (7 rayons), pommes bleus…).

    Ici, je reste volontiers. Je suis subjuguée, fascinée, émerveillée, nourrie...

    Mardi 10, en prenant le bateau pour l’île des Embiez, c’est à l’eau que nous nous reconnectons, aux ondines, à leur pouvoir guérisseur, purificateur… Au pouvoir de la mer – mère...  Nous traversons les eaux, le corps des émotions et de l’amour. Les émotions et leur pouvoir créateur… Emotions dévalorisées, reniées, laissées à la femme, histoires de « bonnes femmes »… Mais interdites à l’homme… Emotions, dans le sens desquelles les élémentaux vont agencer notre création.

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    Mercredi 11, c’est censé être relâche, « divertissement » en allant visiter une miellerie. C’est vrai que c’est agréable mais mine de rien, pas si anodin que ça l’Abeille !...

    Une organisation millimétrée, chacun son rôle, une mère/reine qui a tous les soins et dont la seule fonction est la reproduction.

    Comme des enfants, nous nous « déguisons », question de sécurité, mais c’est aussi amusant, la douceur sucrée du miel éveille nos papilles, adoucit, réconforte, « assagit », asservit aussi si l’on n’y prend pas garde… (nous voilà tous assis devant l’apicultrice qui nous fait goûter un à un tous les miels de sa production, comme des petits attendant la becquée).

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    Nous sommes en contact avec l’énergie mère et nourricière mais aussi, avec l’enfant en nous.

    Dans diverses traditions, l’abeille est assimilée à la Déesse-mère.

    Il lui est aussi souvent attribué un rôle initiatique.

    Il existe même un chamanisme apicole. CF « La voie chamanique de l'abeille - la sagesse initiatique des maitres de la voie du pollen » de Simon Buxton (je n’ai pas lu).

    L’abeille fabrique un nectar d’une douceur exquise mais est aussi porteuse d’un dard, qui la fera aussi mourir si elle l’utilise. De quoi méditer…

    On attribue à l’abeille le chiffre 6. Elle possède 6 pattes et son abdomen est composé de 6 segments. Aussi, les alvéoles qu’elles fabriquent sont hexagonales. Dans l’hexagone, peut s’inscrire une étoile à 6 branches, symbole du macrocosme, du divin et du spirituel…

    Tout ceci, juste pour mettre sur la piste des enseignements de ce fascinant insecte...

    Nous enchainons (et ce terme ne vient pas par hasard !) avec l’Abbaye de la Celle. 

    Malaise dans ce lieu. A part le jardin du cloître, sensation d’enfermement, lourdeurs... C’est une des blessures du féminin que nous contactons. Ici, étaient placées, cloîtrées, des femmes de la bourgeoisie locale par leur famille. Pas vraiment de vocation, de choix ou de conviction religieuse ici.

    J’ai hâte de sortir de là. Il y a même une pièce dans laquelle nous refusons presque tous de rester pour le commentaire de la guide…

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    Jeudi 12, Autre blessure du féminin que nous contactons à la Mine de Cap Garonne, avec l’intrusion dans la chair du féminin, l’agression au plus profond de ses tripes, dans ses entrailles…

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    Vues depuis le Cap 

    Pas très à l’aise tout le temps de la visite et surprise : je suis touchée au plus profonds de mes propres tripes devant une vitrine de cristaux devant laquelle je suis envahie par les larmes.

    Tous plus sublimes les uns que les autres, ils brillent d'amour... Malgré le fait qu'ils aient été extrais de la terre, de leur milieu de vie, d'une manière plus ou moins "douce", ils continent à donner tout l'amour qu'ils ont en eux. Je ressens comme une dimension de sacrifice de leur part pour nous, les humains, pour porter des énergies d'amour et de guérison à l'humanité. J'éprouve alors le besoin de leur demander pardon. Pardon pour la violence qui leur a été faite, pardon pour la violence humaine en général, pardon pour l'ignorance...

    En sortant de la mine, je vois la beauté en toute chose. Je vois les déesses grecques qui habitent les lieux, les colonnes du temple… Comme une impression de paradis… 

    Vendredi 13, Auprès d’une rivière, travail sur « réhabiliter, ressusciter nos émotions et pensées d’amour pour une création d’amour », et bénédiction de l’utérus. 

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    Les éléments sont avec nous. Tout au long de notre séjour, c’est une chaleur exceptionnelle et un soleil ardent qui nous ont accompagnés comme pour mettre en lumière nos splendeurs, mais aussi mieux voir nos ombres et les soumettre au feu purificateur. Et au moment où nous commençons la cérémonie de bénédiction de l’utérus, le ciel commence à se couvrir de nuages, le tonnerre gronde, le vent se lève comme pour célébrer aussi le travail qui s’est fait et se fait encore. Ils nous indiquent aussi peut-être que nous sommes reliés, dans le mouvement dans lequel nous sommes, à quelque chose de beaucoup plus grand, à une échelle planétaire, ou plus.

    En tout cas, cela met en relief, donne un caractère plus grand à notre travail.

    Le ciel est menaçant mais nous sommes confiants, notre cérémonie ira jusqu’au bout au sec.

    Et ce n’est en effet qu’au moment de nous mettre en chemin pour le retour que nous sommes bénis par les eaux du ciel. Cela tombe avec force comme si la puissance de ce qui tombe est à la hauteur de ce qui se joue sur les plans subtils. La pluie se transforme en grêle et quand nous rentrons à l’hôtel nous constatons les dégâts faits par des grêlons de la taille d’une balle de golf… Symbole, peut-être, de l’agressivité des émotions gelées et des dégâts qu’elles peuvent faire, alors que l’eau à son état liquide bénit, purifie, abreuve, apporte la vie. Ceci, à condition toutefois qu’elle soit sans excès, sinon on se noie. Trouver l’équilibre...

    C’est en tout cas, comme si le ciel nous montrait tout ce que nous avions libéré en nous et qui est maintenant remis en circulation et soumis au dégel…

    Fort et puissant travail.

    Chacun reprend sa route samedi 14…

    Cette semaine a été brassante et la plupart du temps, "mine de rien" !

    Les 1ers jours en effet,  j'avais l'impression qu'il ne se passait pas grand chose. Dans la plupart des stages auxquels j'ai participé jusque là, j'ai été habituée à des processus plus "bruyants" (larmes, manifestations physiques, ressentis énergétiques forts...). Mais l'expérience m'a aussi appris que ce n'est pas nécessairement quand ça fait le plus de bruit que c'est le plus profond et durable. Je suis d'ailleurs aussi habituée à la forêt de Brocéliande, où beaucoup de choses peuvent se produire tout en subtilité, et sans qu'on ne sans rende forcément compte tout de suite. J'ai donc vite réalisé que c'était quelque chose de très subtil qui était en train de se faire, très en profondeur. Tout en féminité quoi ! C'est moi qui était dans une difficulté à m'abandonner, à lâcher le contrôle. C'est le féminin blessé qui était en avant avec le besoin de se protéger.

    Une véritable bascule a lieu avec les cristaux. Quelque chose lâche avec une expansion incontrôlable au niveau du cœur. A partir de là, je vois la beauté en toute chose, je pose un regard d'amour sur toute chose, la légèreté est en moi. Le contact avec cette qualité féminine d'amour inconditionnel est là, vivant. Des voiles tombent dans l'acceptation et le pardon. Je suis au paradis sur Terre. Je fini ce voyage dans une expansion du cœur, une sensibilité et une connexion aux éléments encore accrues, encore plus en communion avec le tout.

    Des guérisons avec le masculin aussi. La douce présence de 2 hommes en chemin vers leur propre féminin sacré dans notre groupe est un véritable baume au cœur. La réconciliation est à l'oeuvre. Je sens que le pardon qui a eu lieu avec les cristaux, est un pardon guérisseur pour cette relation masculin/féminin. Le féminin se guérissant, s'apaisant, s'ouvrant, il peut pardonner et la peur peut faire place à une autre relation. La paix est faite avec tous les hommes qui ont croisé mon chemin et ainsi avec le masculin en général.

    Un voyage au cœur de l'histoire et des qualités du féminin, visite de ses blessures, de ses ombres et de ses splendeurs... pour des guérisons, des décristallisations, du baume au cœur... pour une ouverture du cœur toujours plus grande, une reconnexion aux émotions d'amour, pour un abandon à la manifestation d'une merveilleuse vie d'amour, de "légèreté ancrée", de douceur, de rayonnement et de beauté. 

    Merci Domi-Claire et Martine d’avoir organisé ce voyage. Merci Domi de nous avoir accompagnés et enseignés dans ce cheminement. Merci Cécile pour la bénédiction de l’utérus. Merci à tous mes compagnons de voyage qui ont fait cette semaine.

    Valérie Lamour

    Si vous souhaitez reproduire ce texte, même partiellement, merci d'en citer sa source: valerielamour.eklablog.com et son auteur : Valérie Lamour