• Pourquoi des ateliers réservés aux femmes ?

     

    Plusieurs personnes, des hommes précisément, m'ont exprimé leur regret de ne pouvoir participer à mes ateliers. Au vu de l’évolution à laquelle nous participons, il est bien normal et même rassurant, que les hommes se sentent concernés par le sujet du féminin. 

    Il me paraît donc important de m’attarder sur la réponse.

     Comme vous le savez, depuis des siècles, l’être humain vit sous dominance patriarcale. L'aspect féminin est méprisé, négligé, étouffé,… les femmes sont rabaissées, humiliées, négligées, bafouées, exploitées, soumises et j'en passe... Bien sûr, les choses ont évoluées, mais cela continue à se manifester de manière insidieuse. Si la forme a changée, les choses sont plus édulcorées, la différence de salaire qui existe entre homme et femme, à travail égal, pour ne citer qu’un exemple, nous montre bien ce qu’il en est.  Mon propos n’est pas de développer cette question, juste de planter le décor, je m’arrêterai donc là.

    L’important est de noter qu’aujourd'hui, l'humanité est appelée à retrouver son équilibre entre les 2 pôles : féminin et masculin, le temps est venu pour l’être humain de se réunifier. Le féminin a à sortir de l’ombre et à retrouver sa pleine expression, en complémentarité du masculin.

     

    A mon sens, pour réhabiliter le féminin, il ne s'agit pas de rentrer en combat contre le masculin, la société patriarcale, mais partir à la redécouverte de cet espace mis de côté, maltraité et de guérir ses blessures.

     

    Dans cette dynamique, la femme a une place capitale à prendre. 

     

     "Le futur de cette planète dépend des femmes" nous disait Amma à travers son discours prononcé aux Nations Unis (Palais des Nations, ONU, Genève) le 7 Octobre 2002.

     

    « …les femmes sont les initiatrices du mouvement, en même temps qu’elles ouvrent ce parcours dans le cœur des hommes, il est important que la femme ré-épouse la femme sacré, qu’elle l’honore, qu’elle la vibre, la célèbre, la bénisse et la manifeste. » Marie par le canal de Lise Côté.

    C'est la femme qui initie en effet. C'est elle qui introduit dans la matière, elle met au monde. La femme est le berceau de la réunification. Elle accueille en son sein un corps étranger né des 2 polarités, d'un homme et d'une femme. Ainsi, elle montre sa capacité de dédifférencier, donc d'unir. L'utérus peut accepter un corps étranger tel que l'embryon, même ne portant aucune de ses cellules dans le cas des mères porteuses. 

    La femme a à se positionner, en refusant d'être traitée comme elle l'a été. Mais en le faisant comme une femme, pas comme beaucoup de femmes l'ont fait, en prenant les armes du masculin, en fonctionnant comme les hommes fonctionnaient avec elles, et donc en cautionnant et alimentant cette attitude.

    La femme, à condition qu’elle ne soit pas dans cette tendance à se masculiniser, à adopter les attitudes masculines (même si c’est pour se protéger et obtenir une place), à condition donc qu’elle soit dans sa sensibilité, fonctionne avec son cœur.

    Comment la femme peut-elle être respectée, honorée, reconnue si elle ne le fait pas elle-même, pour elle-même ? On reçoit à la hauteur de ce que l'on se donne…

     

    C'est en créant un espace sacré, de sécurité, entre femmes, et par un jeu de miroir entre elles, qu'il m'est inspirée d’accompagner ce mouvement.

     

     

    Mon propre chemin m'a d’abord mise face à la nécessité de recontacter et d'honorer ce qui fait ma spécificité féminine, de découvrir la femme lunaire en moi avant de pouvoir être une femme solaire. Il m’a fallut explorer, reconnaître, aimer mon corps de femme, comprendre et aimer mon fonctionnement cyclique, même si, et d’autant plus, qu’il criait ses blessures, son manque d’amour. Cela a été pour moi le préalable à l’accueil de l'énergie masculine dans une dynamique créatrice, un mouvement de vie. C’est aussi mon chemin d’enseignements que je peux partager, transmettre aujourd’hui.

     

     

    Par ailleurs, il est souvent difficile pour des femmes, blessées, reniées, rejetées... de se dévoiler. Cela est plus sécurisant dans un espace de sororité, entre femmes.

     

     

    Beaucoup de femmes aussi, si ce n'est toutes, portent dans leur propre chair les stigmates (et le mot n'est pas trop fort) de ces blessures. Cela nécessite une attention spécifique.

     

     

    C'est là que je me sens appelée pour le moment, bien que je serais ravie d'animer des groupes mixtes, voire des groupes d'hommes. Femmes, et hommes, sont en effet conviés à la guérison et à la libération des blessures du féminin.

     

     

    Là où est ma juste place, je serai guidée...

      

    Valérie Lamour

      

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